Biographie

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Jo Frehel

Je suis un marin hollandais du 17e siècle. Si, si ! je vous assure. Jamais je n’aurais pu être habitée à ce point par cette suite romanesque sans porter en moi le personnage du matelot Abraham Gerritz. Et jamais je n’aurais pu habiter aussi intensément cette fantastique aventure que fut la découverte de l’Australie et la rencontre d’un peuple Aborigène. Oui cette histoire je l’ai vécue dans une autre vie et c’est pourquoi l’écriture m’est venue avec une facilité que je n’avais jamais connue. J’ai été cet homme un peu rustre mais joyeux compagnon, raconteur d’histoires, sans autre ambition que sauver sa peau dans la rudesse de la Compagnie Orientale des Indes Néerlandaises. Il est vrai que me faire remarquer était le dernier de mes souhaits car je cache un secret, qui, s’il était découvert, m’enverrait peut-être à la potence. Mais mon histoire est un itinéraire, moi, simple matelot, j’ai eu l’honneur d’un compagnonnage avec Jason, un homme de bien, lettré bien que de basse extraction, qui m’a appris ce qu’un homme digne de ce nom doit être. C’est pourquoi j’ai assumé de protéger les deux femmes de l’expédition : la belle Aimelise, dont je fut un temps amoureux, et aussi la petite peste Zwaantie qui m’avait suivi envers et contre tout. Une grande affection me lia à ces deux femmes et j’ai risqué ma vie pour elles. Oui, Jason, Aimelise, Zwaantie, et quelques autres qui furent mes compagnons d’infortune, ont existé, ils furent des êtres de chair et de sang. Quant aux Natifs de cette grande terre inconnue qu’on appela plus tard l’Australie, je fus le premier à les rencontrer au cours de la mutinerie qui jeta le navire sur les coraux. Plus tard, lorsque nous eûmes besoin d’aide, ils nous permirent de survivre dans ce désert hostile. Ils adoptèrent deux de mes compagnons qui prirent femme dans leur tribu. Je ne tombais pas amoureux durant cette épopée, contrairement à Jason et Aimelise qui connurent une grande passion, hélas contrariée. Ce sont de solides amitiés qui me donnèrent du bonheur et la force de survivre. Voilà, Je suis Abraham Gerritz, homme simple et illettré, mais qui, trois siècles plus tard, raconte son histoire, en mille pages et sans forfanterie, sous le nom de Jo Frehel, et les titres de Terra australis et La route de Batavia.


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