Passionné de lecture, Philippe Decarra possède un don pour trouver les mots justes. Pour lui, “la lecture est un tapis volant qui vous emporte où vous le souhaitez, sans gaspiller une seule goutte de kérosène.” Les livres l’ont souvent bouleversé, ému, et lui ont permis de vivre intensément. Aujourd’hui, avec la parution de son premier récit, “Hymne à l’Amour”, Philippe Decarra franchit une nouvelle étape en se plaçant de l’autre côté de la page. Devenir écrivain est pour lui l’occasion d’explorer un thème qui lui est cher : l’Amour, avec un grand A. Dans cet entretien, il a eu la gentillesse de répondre à nos questions.
Comment êtes-vous devenu auteur ?
L’envie d’exposer des points de vue personnels a été déclencheur, mais je n’étais pas encore assez mûr et le temps m’a manqué. De plus je me suis longtemps interrogé sur l’intérêt pour un lecteur de lire mes propos. Finalement l’âge m’a affranchi de ces doutes et je me suis mis en marche. Pour ces raisons, j’ai souhaité, par le partage d’un récit intime, me lancer dans l’aventure de l’écriture avec l’espoir de procurer le plaisir de lire, tout en provoquant une réflexion sur la fragilité de nos existences. De plus, j’aime écrire pour le son de la plume sur le papier, pour les arabesques encrées sur la page, pour les mots entrelacés au rythme d’une ponctuation minutieuse, dont la lecture s’apparente à une harmonieuse mélodie.
Comment est né « L’hymne à l’amour » ?
Il s’agit d’une histoire d’amour trop forte pour rester silencieuse. C’est un peu comme si vous demandiez au gagnant d’un super loto d’aller faire une sieste après le tirage au sort. D’une part il s’agissait donc d’un besoin de l’extérioriser, et d’autre part de rendre hommage à la personne qui l’a inspirée. Il s’agit d’un récit autobiographique quelque peu romancé dans le sens où certains moments du récit sont totalement fidèles à la réalité, notamment la force des sentiments ainsi que la vision du monde exposé par le narrateur, et une partie est totalement romancée.
Comment définiriez-vous l’Amour avec un grand A ?
C’est un amour sans filet, sans calcul. On se livre totalement à l’autre quitte à en payer le prix en cas d’échec. C’est une croyance en l’autre sans limite, sans retenue. Pour cela vous devez être convaincu d’avoir rencontré une personne exceptionnellement exceptionnelle ! D’autres thèmes sont abordés dans “Hymne à l’Amour” comme les questions existentielles, la condition humaine et une certaine vision de ce qui est prioritaire et précieux dans la vie.
Pourquoi avez-vous opté pour l’autoédition ?
Je pense que l’on écrit avant tout pour soi, par besoin, et qu’ensuite seulement vient l’envie de partager. Lorsque se faire éditer se révèle impossible, l’autoédition représente une solution alternative qui permet de faire aboutir son projet. Bien sûr, les probabilités d’être lu sont incomparables, mais l’important est de permettre à la graine d’éclore. De plus personne n’est à l’abri d’une bonne surprise, d’ailleurs ne dit-on pas « la chance sourit aux audacieux » ?
Vous recommanderiez YouStory à d’autres auteurs ?
Je ne connais pas d’autres maisons d’autoédition aussi je vais baser ma réponse sur cette unique expérience. Oui je recommanderais Youstory pour le sérieux et la relation de proximité avec mon correspondant Léonard Ferro qui m’a constamment épaulé de près par sa présence et sa réactivité.
