Passionné des grands herbivores depuis toujours, Ludovic Sanne a transformé son amour pour les animaux et son désir de partager ses connaissances en une aventure littéraire unique : Les éléphants de France, une trilogie qui mêle fiction, découverte et urgence écologique, révélant au passage des espèces méconnues comme l’éléphant de forêt africain ou le potamochère roux. Entre Bénin et Normandie, cette trilogie, accessible dès le plus jeune âge, aborde avec sensibilité la préservation de la biodiversité, le respect des animaux, et l’altruisme. Un hommage aussi à celles et ceux qui, comme Jane Goodall, se battent pour protéger notre planète. Aujourd’hui, Ludovic Sanne travaille sur une version intégrale enrichie de sa trilogie, tout en partageant son expérience de l’autoédition, entre liberté créative et défis promotionnels. Rencontre avec un auteur pour qui l’écriture est un pont entre passion et engagement.
Comment êtes vous devenu auteur ?
Ma passion pour les animaux (en particulier les grands herbivores comme les chevaux ou les éléphants) m’a donné envie d’écrire, avec en plus l’idée de vouloir partager mon savoir sur le sujet avec autrui. Mon projet d’écriture de livre a débuté après la publication du livre « Coup d’Harmattan sur les combrailles » écrit par mon père Pierrick Sanne (sorti en 2021).
Comment est né votre votre saga « Les éléphants de France » ?
L’idée de bases de la trilogie était de mettre en avant certains aspects d’espèces animales peu représentées dans les œuvres de fiction (ex: l’éléphant africain des forêts, le potamochère roux, …..). Par exemple, peu de personnes savent qu’il existe 2 espèces africaines d’éléphants : l’éléphant des savanes et l’éléphants des forêts. Cette idée m’est venue, lorsque j’ai vu de nombreux films d’animations qui présentaient presque toujours les espèces les plus connues, à l’exception du film d’animation Koati. Au début « Les éléphants de France » était censée être une BD, mais au fil du compte, cette trilogie a fini par devenir des romans. Au départ, je n’avais pas prévu de faire une trilogie, cela est arrivé vers fin juin 2025, après la sortie du premier livre.
Vous souhaitiez mettre en exergue les enjeux environnementaux et de préservation de la biodiversité ?
Cette trilogie s’adresse autant qu’à un jeune public (à partir de 8 ans), qu’aux adolescents et aux adultes touchés par la préservation de l’environnement, car ce sont des sujets qui me tiennent à cœur, surtout pour un passionné d’animaux comme moi. La préservation de l’environnement est importante, car nous n’avons pas de planète B, et que nous ne sommes pas les seuls habitants sur cette planète. Je suis également fasciné par ceux et celles qui se battent pour préserver la biodiversité qui s’effondre à vitesse grand V. Parmi ces personnes, je cite notamment Jane Goodall, dont le combat m’a vraiment touché.
Quels sont les autres thèmes abordés ?
Les autres thèmes abordés dans cette trilogie sont le respect, l’altruisme, la découverte d’espèces animales peu représentées dans les œuvres de fiction et aussi le domaine équestre (surtout dans la deuxième histoire).
Pourquoi avoir fait le lien entre le Bénin et la Normandie ?
Il y a un peu de mon vécu dans cette trilogie. J’ai de la famille au Bénin (et j’avais remarqué que peu d’histoires fictives qui se déroulent en Afrique, se passent au Bénin (d’où le parc national de la Pendjari que j’ai visité, il y a 16 ans avec ma famille). Pour la Normandie, cela est du au fait j’ai vécu 9 mois à Honfleur (ville que j’ai apprécié, ainsi que la région).
Quels sont vos prochains projets littéraires ?
Actuellement, je travaille sur une version intégrale de la trilogie, avec quelques ajouts non présents dans les 3 livres, et avec quelques améliorations de certains passages. L’idée de l’intégrale est de réunir les 3 histoires, en un seul livre (pour ceux et celles qui n’ont pas l’occasion de découvrir la trilogie (par livre séparé)). En outre, comme je l’ai cité précédemment, des passages seront améliorés et des scènes non présentes dans les livres seront ajoutées.
Que pensez-vous de l’autoédition?
D’un coté, l’autoédition est bien, car l’auteur garde 100 % de ses droits d’auteurs, mais il y a aussi des contraintes, comme par exemple, faire la promotion soi-même de ses œuvres ( ce qui peut être décourageant, surtout quand on n’a pas fait d’études littéraires et/ou de marketing). Je recommande youStory aux autres auteurs qui souhaitent se lancer dans l’autoédition, en raison des valeurs partagées, comme par exemple, la lutte contre l’illettrisme.

