Biographie

Jan Emmanuel Person
Né en France une quinzaine d’années après la fin de la Seconde Guerre mondiale, Jean-Emmanuel Person grandit dans une famille où la culture, la littérature et le goût de la connaissance occupent une place essentielle. Ses parents, tous deux anglicistes, enseignent leur discipline avec passion dans les classes préparatoires de grands lycées parisiens. Par sa grand-mère maternelle, fille d’immigrés castillans, il hérite également d’une ascendance espagnole. Son enfance et son adolescence sont ainsi marquées par la rencontre de trois univers culturels : français, anglo-saxon et espagnol.
Cette éducation, ouverte à des influences diverses, contribuera durablement à façonner sa curiosité et son goût pour les univers situés à la frontière de plusieurs cultures, de plusieurs époques et de plusieurs genres.
Après des études de physique et de télécommunications, Jean-Emmanuel Person choisit pourtant une voie professionnelle apparemment éloignée de la littérature. Pendant près de quarante ans, il exerce le métier d’ingénieur en télécommunications au sein du centre de recherche d’un grand opérateur.
La formation scientifique et l’expérience de l’ingénieur ne sont cependant pas sans influence sur son travail d’écrivain. On en retrouve la trace dans son goût pour les constructions narratives complexes, les énigmes, les raisonnements, les fausses pistes et les mécanismes cachés derrière les apparences.
Parallèlement à son activité professionnelle, il s’engage pendant plus d’une décennie au sein d’une association écologiste et pacifiste à audience internationale. Cet engagement prolonge des convictions héritées de son milieu familial et un intérêt ancien pour la nature et sa préservation.
Désormais totalement libre de son temps, il consacre une grande partie de ses journées aux voyages, notamment à but ornithologique, à la pratique musicale ainsi qu’à l’écriture.
Cette dernière occupe désormais une place centrale dans ses activités. Jean-Emmanuel Person s’intéresse à des genres très différents : roman, essai, théâtre et humour. Il a notamment publié aux éditions Jets d’Encre le Guide pratique de Bêtise moderne, essai humoristique et philosophique consacré à quelques-uns des travers de notre époque. Il est également l’auteur de Sylhosi Empereur, farce théâtrale en vers. Il prépare enfin un essai philosophique sur l’abolition de la peine capitale.
Cette diversité reflète une conception de l’écriture qui refuse de s’enfermer dans un genre unique. L’humour, la réflexion philosophique, le goût du récit, l’histoire et l’imaginaire constituent autant de territoires qu’il aime explorer.
Ses références littéraires témoignent de la même diversité.
Parmi ses auteurs de prédilection figurent Jorge Luis Borges et Pierre Benoit. Du premier, il apprécie les labyrinthes intellectuels, les jeux avec le réel, les énigmes et les vertiges de l’imaginaire. Du second, il retient le goût de l’aventure et de l’ailleurs, les atmosphères singulières et les personnages emportés par des destins qui les dépassent.
D’autres découvertes, parfois tardives, ont également nourri son univers littéraire : George Sand et Émile Gaboriau dans la littérature française ; Daphné du Maurier et Dorothy L. Sayers dans la littérature britannique.
À ces influences s’ajoutent naturellement celles d’Arthur Conan Doyle et d’Oscar Wilde, particulièrement présentes dans l’univers des Spectres de Holland Park. Le roman emprunte au premier le goût de l’enquête, de l’observation et du mystère, tandis que l’esthétique fin-de-siècle, l’élégance et l’ambiguïté morale de l’univers wildien contribuent à son atmosphère.

