Interview de Anne Depaulis

Interview de Anne Depaulis

Anne Depaulis est née et a grandi en France mais elle se revendique avant tout comme une citoyenne du monde. Adolescente, elle s’est ainsi expatriée un an aux États-Unis où elle a vécu en immersion dans une famille. Par la suite, des études de mandarin lui ont donné l’opportunité de séjourner longuement en Chine. À son retour en Europe, elle a notamment été engagée par une banque d’investissement londonienne ce qui lui a permis de s’affirmer comme une spécialiste des marchés financiers asiatiques. Vivant actuellement à Paris, elle partage son temps entre travail caritatif, chant lyrique et écriture, ce qui a donné naissance à son récit socio-humoristique “La banquière aux baguettes. Écrit en anglais, puis traduit en français… Une évidence. Anne Depaulis répond à nos questions.

Comment êtes-vous devenue auteure ?

J’ai toujours aimé écrire depuis l’école. Pour moi, c’est un réel plaisir, sans blocage par rapport à la page blanche. Lorsque j’écris, je perds la notion du temps, ce qui est très agréable. Mon milieu familial a été particulièrement inspirant avec un père et un frère aîné qui aimaient écrire.

Comment est née le livre « La banquière aux baguettes » ?

La banquière aux baguettes est née en anglais dans une première vie (Banking with chopsticks). Il s’agit d’anecdotes de ma vie professionnelle qui s’est passée presque exclusivement en anglais… L’idée de ce livre est venue il y a quelques années. Lorsque je vivais un épisode marquant par son absurdité, son injustice ou bien par son aspect très positif, je notais quelques lignes sur un carnet. Pour le garder en mémoire. Suite à la publication de mes souvenirs d’étudiante en Chine (Pop-corn et Chine Pop) et les encouragements qui ont suivi, je me suis sentie motivée pour avancer sur mes souvenirs professionnels. Les confinements ont fait le reste et m’ont aidée à terminer !

Quels sont les thèmes abordés dans le récit ?

Plusieurs thèmes sont abordés dans mon récit La banquière aux baguettes : démystifier le milieu des marchés financiers, être femme dans un milieu masculin, les différences culturelles avec le Japon et la Chine principalement, savoir rebondir suite à des situations difficiles, prendre la vie avec humour autant que possible… Des thèmes qui me sont chers.

Que vous ont apporté vos expériences de vie à l’étranger ? 

Il est difficile de quantifier le gain que représente la vie à l’étranger tant il est important. Vivre entre plusieurs cultures représente une grande richesse à titre personnel, enseigne l’acceptation des autres et la tolérance en jugeant le moins possible. Tout cela passe par l’apprentissage des langues bien entendu. Ma première expérience aux États-Unis a par exemple été déterminante dans ma quête de mieux comprendre les différences culturelles.

La condition des femmes dans le milieu de la finance est-elle devenue meilleure de nos jours ?

Il faudrait interroger les plus jeunes générations, en activité, pour obtenir un regard représentatif sur la question… Certes les femmes sont beaucoup plus nombreuses dans ce milieu professionnel mais les postes clés restent l’apanage des hommes.

La finance internationale est-elle en adéquation avec les enjeux actuels de notre civilisation ?

Ce n’est pas du tout incompatible. De nombreuses sociétés cotées en bourse ont pris des mesures par rapport à l’environnement pour un développement durable. Elles sont dans l’obligation d’un bilan en matière de lutte contre le réchauffement climatique notamment dans leurs rapports annuels, ce qui n’était pas le cas lorsque j’ai commencé dans la finance dans les années 80. Ceci dit, d’énormes progrès restent à faire.

Que pensez-vous de l’autoédition ?

L’autoédition “accompagnée” comme c’est le cas avec youStory permet d’aller plus loin dans le partage de ses écrits et d’améliorer sa communication. Le gros “plus” est la distribution en librairie, une meilleure visibilité et de pouvoir accéder à la presse.

Vous nous conseilleriez à d’autres auteurs ?

Après avoir recoupé les informations sur Internet sur les plateformes d’autoédition, je suis tombé sur youStory et je conseille à tous les auteurs d’en faire autant en raison de votre grand professionnalisme et de vos très bons conseils.

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