Les sous genres narratifs du roman (partie 2)

Les sous genres narratifs du roman (partie 2)

Dans notre premier article sur les sous-genres narratifs du roman, nous avons vu les sous-genres du roman d’aventure, roman d’amour, roman d’analyse, roman d’apprentissage et le roman autobiographique. A présent, dans ce deuxième article, nous aborderons tout d’abord le roman baroque, le roman comique, puis le roman courtois et le roman épistolaire suivis du roman érotique, et enfin le roman d’espionnage et le roman existentialiste. Ce dossier de sept articles a pour objectif de vous faire redécouvrir, voire découvrir tous les genres narratifs du roman afin que vous puissiez trouver celui ou ceux qui vous conviennent et qui vous intéresse le plus.

Roman baroque

Le roman baroque est un mouvement et sous-genre littéraire né au XVIIème siècle qui reprend les thèmes du « sentimental » et de « l’aventure ». Il évolue ensuite vers un style plus empreint de vraisemblances et tend vers l’intrigue à tiroirs (ou « roman à tiroirs ») ; l’objectif du roman baroque est d’éloigner le lecteur de la banalité du quotidien. Généralement, le récit est fondé sur une « petite histoire » ou une « histoire secrète ». Le roman baroque mêle les aventures héroïques et les autres genres qui se libère des règles classiques. Nous pouvons citer, comme exemples : Les Malheurs de l’amour de Madame de Tencin, Les Tragiques de Théodore Agrippa d’Aubigné, L’Illusion comique de Corneille et Hamlet de Shakespeare. Chez youStory, le cadavre exquis Des vies à usage unique initié par Stéphane Aucante se rapproche, par certains aspects, du genre baroque.

Roman comique

Le roman comique est un sous-genre narratif romanesque qui prend la forme d’une nouvelle dont l’intrigue est humoristique. Ce genre est amené la première fois par Paul Scarron avec son Roman Comique (la première partie en 1651, la seconde en 1657). Le roman comique s’oppose originellement à la tragédie : la finalité de sous-genre est le rire et le dénouement heureux. Comme l’a écrit le poète Santeul – pour le rôle d’arlequin Dominique – la comédie « corrige les mœurs en riant » (Castigat ridendo mores), le roman comique tourne en ridicule les vices, la morale et la satyre. La comédie suit la mode des romans picaresque (que nous verrons plus tard) et s’oppose surtout aux romans héroïques. Par exemple, nous citerons : Ulysse de James Joyce, Pantagruel et Gargantua de François Rabelais. Chez youStory, vous trouverez les incontournables Le Bruit des Étoiles de Yoann Faure et Les Trois moutardiers du Diable de Dominique Lanni.

Roman courtois

Le roman courtois reprend les exploits chevaleresques qui ont pour objectif de conquérir le cœur de la dame aimée ainsi que de mettre en valeur les qualités du héros. La « courtoisie » fait référence à la cour et au contexte historique de l’aristocratie du roman. Le protagoniste masculin – c’est-à-dire le chevalier – est toujours partagé entre l’amour et l’aventure. Les éléments essentiels et permanents sont le merveilleux chrétien et le surnaturel. Le roman courtois prône la courtoisie, la politesse, le dévouement à la dame convoitée et l’amour parfait. Ce sous-genre narratif du roman donne au personnage féminin une importance toute particulière. Par exemple, on nommera : Éric et Énide et Le chevalier au Lion de Chrétien de Troyes, Le Roman de la Rose de Guillaume de Lorris et Jean de Meung, dont toute la matière arthurienne, de Bretagne, de Rome, etc.

Roman épistolaire

Le roman épistolaire est composé d’une suite de lettres échangées entre plusieurs personnages. Ce sous-genre narratif met l’accent sur les émotions. C’est également un moyen de rendre les récits, les intrigues plus authentiques et plus réalistes. L’auteur a davantage de liberté grâce au roman épistolaire dans son écriture pour donner son avis sur différents domaines (politique, philosophique ou encore sociale) : il peut ainsi critiquer et juger sans retenu la société dans laquelle il vit. Il peut être fictionnel ou non, mais de par sa nature, c’est-à-dire le roman, il requiert généralement des personnages de fiction. Voici différents romans épistolaires : Les Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos, Les Lettres persanes de Montesquieu ou encore Julie ou la Nouvelle Héloïse de Jean-Jacques Rousseau. Chez youStory, le cadavre exquis Entre les lignes initié par Stéphane Aucante se rapproche, par certains aspects, du genre épistolaire.

Roman érotique

Le roman érotique mêle à la fois romance et érotisme, principalement caractérisé par un contenu sexuel explicite. Le langage utilisé est plus cru : l’auteur va droit au but et ne passe pas par des figures de style. Les scènes érotiques décrites dans ces romans sont parfois « inhabituelles » ou tendent souvent vers des pratiques BDSM. Mais il ne doit pas être comparé et confondu avec de la pornographie : les deux n’ont rien à voir ; le roman érotique reste de la littérature romantique et on y évoque les sentiments des personnages. L’acte sexuel est essentiel à l’intrigue, d’où son genre, mais il garde intégralement le côté romantique de l’intrigue. Nous pouvons citer des sagas contemporaines : Cinquante Nuances de Grey de E. L. James, 365 jours de Blanka Lipinska et After d’Anna Todd. Chez youStory, on trouve notamment l’excellent Entre ses mains de Mhell Lectra et Le Tour du monde en 80 nuits de Serge Jadowski.

Roman d’espionnage

Le roman d’espionnage est un sous-genre romanesque qui a pour thème principal – comme son nom l’indique – l’espionnage. Néanmoins, il n’existe pas vraiment de définition admise pour le roman d’espionnage, ce genre n’a été que très peu étudié dans le domaine de la recherche littéraire. Mais deux caractéristiques qu’explicitent Laurence Bérody et Jérôme Poirot dans leur Dictionnaire du renseignement (2018) permettent de déterminer ce qu’est un roman d’espionnage (plus précisément) : le personnage principal est un espion ou agent, et une guerre secrète, clandestine entre deux ou plusieurs États est en cours (même si cette guerre ne constitue pas le point principal de l’intrigue) : on cherche à débusquer des informations secrètes. D’ailleurs, Erik Neveu théorise le roman d’espionnage dans le champ littéraire dans son article intitulé Trente ans de littérature d’espionnage en France (1986), dans lequel il écrit : c’est un « genre littéraire retraçant de façon romancée les affrontements souterrains entre nations ». En exemple, nous pouvons citer les romans Le Retournement et Le Montage de Vladimir Volkoff, ainsi que les séries de romans OSS 117 de Jean Bruce et SAS de Gérard de Villiers.

Roman existentialiste

Le roman existentialisme comme on l’entend aujourd’hui prône l’existence, l’individualité et la liberté de l’être humain ainsi qu’à sa disposition, à sa destiné de prendre en main sa propre existence, à son libre arbitre. Le roman existentialiste considère chaque individu est un être unique et libre, responsable de ses actes – qu’il soit bon ou mauvais. L’existentialisme s’oppose aux idéologies déjà toutes faites : c’est l’individu qui crée le sens de sa vie et non pas des dogmes extérieurs à lui-même. Nous citerons La chute d’Albert Camus, et quelques œuvres de Jean-Paul Sartre telles que Huis clos – Les mouches, Le diable et le bon dieu et L’être et le néant. Chez youStory, le fabuleux Safepole de Léonard Foggia reprend de nombreux codes du roman existentialiste.

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Votre commentaire sur Les sous genres narratifs du roman (partie 2)

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