Alexian Lipowiecz, jeune écrivain passionné d’art au sens large, amoureux d’œuvres fantastiques et de culture, engagé dans la promotion des artistes indépendants, puise dans ces références pour créer son propre univers. Son premier roman, Insomnies, est publié depuis la fin d’année 2021 chez youStory. Entre roman noir et témoignage autobiographique, l’auteur nous offre un regard nouveau sur les ténèbres de la nuit et notre rapport à la folie. Il nous dévoile aujourd’hui son Univers.
Comment es-tu devenu auteur ?
Mon amour pour la narration date de mon enfance. Déjà tout petit, mon imagination m’obligeait à coucher des idées d’histoires sur papier. J’ai décidé de devenir auteur à partir d’Insomnies, car l’histoire m’était plus personnelle et aboutie. Avec ce roman, j’ai réellement eu le besoin de partager ce que j’avais écrit et j’ai tout fait pour.
Quelles sont tes habitudes d’écriture ?
J’ai commencé à écrire Insomnies il y a de cela environ trois ans. J’avais, pendant cette période, un emploi ennuyeux au possible qui me démotivait énormément et écrire était pour moi un moyen d’oublier où j’étais. Maintenant, mon nouvel emploi est bien plus prenant et mon temps libre a diminué. Je me permets d’écrire pendant des pauses repas ou les fins de semaine, quand je suis au calme.
Comment as-tu créé l’Univers de ton roman, Insomnies ?
J’ai toujours aimé les mondes à fortes mythologies. En plus de découvrir de nouvelles créatures et la culture qui les entoure, j’adore chercher en elles toutes les références à des œuvres d’art, des passages religieux ou d’autres inspirations. J’ai voulu ancrer dans mes propres histoires des références à d’autres œuvres iconiques du cauchemar et je cherche aussi à créer une nouvelle mythologie. J’ai créé un monde étrange dans lequel tout est possible. J’y impose des codes que je veux rendre cohérents à la longue, mais les thématiques du rêve et de l’état second permettent des scènes impressionnistes et surréalistes qui interrogent tout le long du récit.
C’est un roman mais aussi une autobiographie ?
On me pose régulièrement cette question. J’ai même déjà reçu des appels de proches pour me demander si j’allais bien après tout ce que j’avais vécu ! Je leur réponds en rigolant que c’était une période plus sombre, mais que je vais bien mieux.
J’ai voulu importer du réel dans ma fiction et j’y ai en effet injecté des instants de ma vie, des lieux que je fréquentais ou des personnes que j’ai connues. Même les créatures viennent d’anecdotes et de vrais cauchemars. J’ai 26 ans et, j’ai vécu et vu des scènes pendant des années que d’autres personnes n’imagineraient pas ou trouveraient trop étranges. Seuls des gens très proches de moi savent où s’arrête la vérité et démarre la fiction et ça me plait de laisser ce doute.
As-tu un autre projet de livre en préparation ?
En effet, le prochain livre est en cours d’écriture et est en bonne voie pour sortir en fin d’année. Ce sera un roman et cela me donne déjà des idées pour d’autres connexions d’histoires. Ce n’est pas une suite mais il fera partie intégrante de mon Univers horrifique. Bien qu’un lecteur qui n’a jamais lu Insomnies ne se sentira pas perdu dans cette nouvelle branche de ce monde, ceux qui auront déjà lu le premier livre, reconnaitront sûrement les clins d’œil.


Que penses-tu de l’autoédition ?
L’autoédition est une bonne alternative à l’édition classique et permet, dans les faits, de rémunérer l’auteur convenablement. Néanmoins, le mal qui frappe l’édition et la création est plus profond que ça. La surproduction des « produits » culturels (livres, films, musique…) rend la visibilité plus difficile et la communication (même sur les réseaux sociaux) demande un investissement parfois trop lourd et donc vendre devient compliqué face aux énormes maisons d’éditions et de distributions. C’est comme partager un gâteau à l’infini : tout le monde sera content d’avoir du gâteau, mais ils n’en gagneront que des miettes.
Comment as-tu connu youStory ?
J’avais déjà tenté plusieurs fois de m’autoéditer avant de connaitre Youstory. C’est ma femme qui m’a renseigné sur cette entreprise en cherchant sur internet et m’a conseillé d’essayer. Les offres semblaient raisonnables et je me reconnaissais dans les motivations de l’équipe à proposer un vrai suivi d’édition de qualité. Je ne regrette pas !
Si tu devais nous résumer en 3 mots ?
Je dirais… Investis, exigeants, passionnés.
Tu nous conseillerais à d’autres auteurs ?
Oui je vous conseillerais, je l’ai déjà fait d’ailleurs. Il est important que les futurs auteurs sachent comment fonctionne l’autoédition, mais aussi qu’ils comprennent pourquoi ce milieu est difficile.
