Interview de l’auteur Valentin Bœuf

Interview de l’auteur Valentin Bœuf

Viticulteur Champenois accompli, passionné d’écriture depuis son enfance, Valentin Bœuf a toujours été un grand amateur de l’œuvre d’Agatha Christie. Lorsqu’il s’est lancé le défi d’écrire un livre, il s’est naturellement tourné vers l’univers “cosy mystery” cher à l’auteure britannique, tout en puisant son inspiration dans son métier et sa région natale. Le résultat ? Millésime Meurtrier, un policier aussi pétillant qu’un grand cru de champagne. Aujourd’hui, Valentin Bœuf se prête au jeu de l’interview.

Comment êtes-vous devenu auteur ?

Du plus longtemps que je me souvienne, j’ai toujours eu un rapport naturel et simple avec l’écriture. À 8 ou 9 ans, je me souviens avoir écrit les aventures d’une bande de quatre copains dans lesquelles chaque fin de paragraphe se terminait par une énigme à résoudre, laquelle vous donnait des points dans le but de découvrir votre niveau d’enquêteur à la fin. Plus tard, j’ai entretenu de nombreuses relations épistolaires avec mes amis (féminines la plupart du temps), car je préférais toujours l’envoi d’une lettre à un coup de téléphone. Durant mes études, j’étais également souvent celui à qui l’on confiait la rédaction des exposés ou des rapports. Par la suite, d’une manière générale, l’écriture a continué à m’accompagner dans la vie au quotidien, que ce soit sur les réseaux sociaux, ou au travers de différents discours (j’ai rédigé celui de mon mariage en alexandrins et en rimes par exemple), jusqu’à ce que l’idée de pousser la créativité un peu plus loin ne commence à me titiller.

Comme un défi lancé à moi-même, je savais que j’avais la capacité de pouvoir écrire un livre, mais je ne savais pas au départ dans quel univers ou quel style me situer. Et c’est en redécouvrant l’œuvre d’Agatha Christie, que j’ai fini un beau jour par me dire : « voilà ce qui me plaît, c’est ça que je veux tenter de faire ». À partir de ce moment-là, tout est devenu clair dans mon esprit. J’ai écrit mon premier roman en un mois jour pour jour, et j’y ai pris tellement de plaisir, que ça a été presque un moment de tristesse lorsque j’y ai mis un point final. Ayant au départ réalisé cela par pur loisir pour moi-même, comme d’autres vont à la pêche ou jouent aux jeux vidéo, c’est par la suite sur l’encouragement des quelques proches à qui j’ai fait lire le manuscrit initial que j’ai pris la décision, pourquoi pas après tout, de le publier. J’avoue avoir longuement hésité au départ, me demandant quelque part si j’avais légitimement le droit de me prétendre écrivain et de faire payer au final des lecteurs qui n’apprécieraient pas forcément ce que j’écris. Et puis je me suis aperçu qu’il y a avait bien une petite place pour chacun dans le grand monde de la littérature.

Votre parcours de vie a-t-il influencé votre premier roman ?

Une fois acté le fait de me lancer dans l’écriture d’un roman policier, étant viticulteur et passionné de vin, l’idée que l’intrigue se situe dans le domaine viticole m’est apparue tout naturellement. Plus précisément, vivant en Champagne et étant également proche de la maison Veuve Clicquot (avec laquelle je travaille en partenariat), je me suis par ailleurs inspiré de quelques anecdotes relatives à cette maison pour mon histoire. Pour en terminer sur l’influence viticole, sachez que la quasi-totalité des noms de personnages apparaissant dans le livre sont inspirés de noms de lieux-dits ou de contrées viticoles du village où je vis.

Sur le plan personnel, l’influence se retrouve principalement au sein des personnages principaux. Lorsque j’ai commencé à chercher quel type d’enquêteur je voulais pour mener mon intrigue, je me suis rapidement tourné vers l’idée d’un couple. Et après mûre réflexion, je me suis aperçu que ce fameux couple de héros, je l’avais en réalité sous les yeux avec celui que je formais au quotidien avec ma femme. Je me suis donc tout simplement amusé à nous transposer tous les deux dans la peau d’un duo de détectives. Et bien que nos personnages soient quelque peu romancés, il se trouve qu’ils ne le sont au final pas tant que cela… Enfin, il est à noter que mes deux fils sont également présents à travers le prénom et le nom de l’inspecteur de police aux côtés duquel ces détectives opèrent.

Millésime Meurtrier peut être considéré comme un Cosy mystery ? 

Oui, je pense qu’il peut. J’avoue ne pas m’être dit au moment de commencer ce livre que j’allais spécialement écrire un « cosy mystery », il a d’ailleurs fallu que je recherche la définition précise de ce sous-genre de roman pour vérifier cela, mais il était clair dans mon esprit que je ne souhaitais pas créer un polar noir, sombre, pesant, ou qui se veuille engagé, polémiste, ou porte-parole d’un quelconque combat social. Cela ne fait  absolument pas partie de mon état d’esprit ni du type d’ouvrage ou de fiction qui m’attire. La réalité suffit amplement à nous apporter son lot de noirceur au quotidien… Par conséquent, bien que cela soit paradoxal avec les histoires de meurtres, l’unique but que j’avais en publiant ce livre était de pouvoir transmettre au lecteur des sensations positives, ainsi que le plaisir que j’avais pris à le concevoir. Que l’espace d’un moment, celui-ci s’installe confortablement dans un fauteuil au coin du feu ou sur une chaise longue à l’ombre d’une terrasse, et se laisse déconnecter et porter par l’intrigue, en tentant si le cœur lui en dit de jouer également au détective.

C’est d’ailleurs l’une des choses que j’apprécie chez Agatha Christie, qui m’a fortement inspiré, le fait que malgré les faits tragiques, on baigne souvent dans une atmosphère légère, luxueuse, dans laquelle on danse, on festoie, comme si tout n’était qu’un jeu. C’est donc également ce que j’ai voulu retranscrire dans ce roman. En ce sens, Millésime Meurtrier peut être considéré comme un « cosy mystery ».      

Avez-vous d’autres projets de livres en préparation ?

Comme je l’ai dit plus haut, j’ai éprouvé tellement de plaisir à écrire ce roman, que lorsque je l’ai terminé, je n’avais qu’une seule idée en tête : en créer un nouveau. Comme beaucoup d’auteurs et d’autrices sans doute, je m’étais également attaché à mes personnages, et ne voulais pas les quitter. Quelques mois plus tard, après avoir terminé la phase de relecture et de correction de ce premier ouvrage, j’ai donc commencé la rédaction d’un second roman policier, du même style, mettant en scène de nouveau le même couple de détectives, mais avec des protagonistes et un environnement différents du premier. La campagne viticole a été remplacée par le bord de mer, l’hiver par l’été, et le huis-clos par un espace ouvert.

À l’heure actuelle, celui-ci est terminé, il est en phase de relecture auprès de certains de mes proches afin d’avoir leur ressenti sur cette nouvelle intrigue, et il fera sûrement l’objet d’une publication également à l’avenir. Et comme on ne change pas une équipe qui gagne, je commence déjà à réfléchir à un troisième volet…

Que pensez-vous de l’autoédition ?

Je pense que pour un primo-écrivain comme moi, cela représente la solution la plus adaptée à la publication. Lorsque l’on prend la décision de mettre au grand jour ce que l’on a produit, le monde de l’édition parait alors très flou et l’on hésite à se lancer, de peur de tomber sur un processus trop complexe, couteux, inadaptée à nos désirs, ainsi que sur le refus pur et simple de se faire publier.

L’autoédition a alors d’une part l’avantage de permettre une prestation à la carte, puisque c’est vous qui décidez au final de la formule la plus adaptée à vous souhaits, tout en obtenant un résultat de qualité similaire à celle de n’importe quelle grande maison d’édition.

D’autre part, l’autoédition vous permet de conserver l’ensemble des droits de vos œuvres tout en vous offrant la possibilité d’être inscrit au registre de la Bibliothèque Nationale de France, ce qui reste une sécurité pour vous. Ce compromis entre qualité, liberté et sécurité, est donc à mon sens un véritable atout.   

Comment avez-vous connu youStory ?

C’est en réalité via une article paru dans le journal local (« l’Est Éclair » en l’occurrence) que j’ai eu connaissance de YouStory. M. Léonard Ferro, son fondateur, étant originaire de la même région que moi, il avait accordé un entretien au journal lors de la parution de son livre « Le guide de l’autoédition ». Sachant que je commençais à réfléchir à l’idée de faire publier mon livre, on m’a donc fait passer cet article, puis le moment venu, j’ai donc contacté M. Ferro pour que l’on concrétise mon projet. Pour ma plus grande satisfaction, je dois dire.

Si vous deviez résumer youStory en 3 mots ?

Professionnalisme, disponibilité et bienveillance. Pour ma part, je ne regrette aucunement d’avoir fait appel à YouStory pour la publication de mon livre, et je pense continuer à travailler avec cette maison à l’avenir si mes autres projets d’écriture se concrétisent. Nous avons depuis le départ entretenu de très bons rapports, M. Ferro et son équipe ont toujours répondu à mes interrogations et à mes attentes, et chaque étape du projet s’est déroulée dans le laps de temps indiqué initialement. Je recommanderais donc sans hésiter à d’autres auteurs souhaitant se lancer dans l’aventure.

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