Comment trouver un éditeur ? Part. 3

Comment trouver un éditeur ? Part. 3

Une fois l’écriture de votre super roman terminée et après une sélection méticuleuse des maisons d’éditions qui pourraient le publier, vous devez apporter un soin tout particulier à la soumission du manuscrit. Gardez bien une chose à l’esprit : les éditeurs sont accablés par le nombre de textes qu’ils reçoivent quotidiennement. Pour se faciliter la tâche, ils éliminent directement les auteurs qui ne respectent pas leurs prérogatives et ceux… qui ne les font pas rêver. Voici quelques astuces pour leur taper dans l’œil et multiplier vos chances d’être lu par le comité de lecture des maisons d’édition.

Comment soumettre un manuscrit aux éditeurs ?

Avant d’envoyer à la hâte votre manuscrit aux maisons d’édition que vous avez sélectionnées, prenez le temps d’aller faire un tour sur leur site Internet. La grande majorité d’entre elles décrit de manière détaillée les éléments qu’il faut leur transmettre.

Pour commencer, certaines maisons demandent une version papier de votre manuscrit alors que d’autres se satisfont d’une version Word, voire .pdf. Je sais ce que vous pensez : pourquoi imprimer un manuscrit papier et payer des frais postaux élevés lorsqu’on peut se contenter d’envoyer un email gratuit sans avoir à abattre des millions d’arbres ? La réponse est simple : les habitudes.

Depuis toujours, les éditeurs imposent aux auteurs d’envoyer une version papier de leur manuscrit, ce qui est normal puisque Internet ne s’est démocratisé qu’au début du 21e siècle. Mais les habitudes ont la vie dure ; les éditeurs sont nombreux à imposer encore et toujours cette coûteuse version papier. Pour le confort de lecture, certainement, pour ne pas changer leurs procédures, aussi, et pour effectuer une première sélection « naturelle », surtout, mais s’ils s’en défendent. Les moins bien lotis en pâtissent. Heureusement, ceux-là peuvent se tourner vers les maisons d’éditions acceptant les versions numériques de leur texte. De plus en plus d’éditeurs imposent d’ailleurs uniquement ces versions. Certaines vont encore plus loin en demandant votre manuscrit en format .epub (ebook). C’est une autre forme de sélection, par la maîtrise de la technologie, cette fois.

Soigner la mise en page de votre manuscrit

Si un éditeur impose un manuscrit en format A4 avec une marge à gauche, une taille de police à 14 points et un interlignage à 1,5, ce n’est pas pour vous embêter mais pour faciliter l’étude de votre dossier, la lecture du document et pour intégrer d’éventuelles annotations sur les pages. Alors, à ces éditeurs, ne leur envoyez pas un livre en format A5, sans marge, avec des caractères minuscules et un interlignage simple, sinon vous serez directement éliminé sans que l’éditeur, à juste titre, ne se soit donné la peine de lire votre texte.

D’une manière générale, et si les informations données restent vagues, soignez la mise en page de votre manuscrit. N’essayez pas de réaliser vous-même la mise en page du livre « fini », contentez-vous de rendre la lecture agréable :

  • Utilisez une police lambda du type Times
  • Évitez les tailles de caractères inférieures à 12 points et supérieures à 18 points
  • Justifiez votre texte
  • Mettez un interlignage suffisant pour espacer les lignes
  • Faites des sauts de page entre chaque chapitre
  • Numérotez vos pages
  • Intégrez une table des matières si nécessaire
  • Imprimez vos pages en recto
  • Reliez-les proprement, avec une spirale de préférence

Ce sont des points essentiels à respecter, et il y en a d’autres ; votre objectif, à ce stade, et de mettre toutes les chances de votre côté. Ce serait dommage de ne pas être retenu à cause d’un manuscrit illisible ou mal fichu.

Les autres éléments à envoyer aux maisons d’éditions

Là encore, respectez à la lettre les directives données par les maisons d’éditions sur leur site Internet. Dans la majorité des cas, en plus du manuscrit, elles vous demandent une lettre d’accompagnement, le genre du livre et la collection dans laquelle il pourrait s’inscrire.

La lettre d’accompagnement est essentielle car, bien souvent, elle sera lue en première. Si elle ne peut, à elle seule, vous permettre d’être retenue, elle peut vous éliminer d’office. Cette lettre n’est pas une correspondance que vous enverriez à un ami, c’est un document factuel, clair, qui doit donner des informations sur vous, en tant qu’auteur, et sur le livre. Voici des éléments à faire apparaître dans cette lettre :

  • Vos informations personnelles : nom, prénom, adresse postale, adresse mail, numéro de téléphone, date de naissance et profession(s).
  • Vos informations d’auteur : pseudo, site web ou réseaux sociaux, livres écrits (titre, genre, nombre de pages), livres publiés (chez quel éditeur).
  • Les informations sur le livre : titre, sous-titre, genre, thème, nombre de mots / signes, numéro de copryright, le public cible et les raisons pour lesquelles vous l’avez écrit (en une ou deux phrases, pas plus !)
  • Le synopsis du livre : faites court, allez à l’essentiel en une page maximum. Il doit donner un aperçu de l’intrigue, du début à la chute. Attention, il ne s’agit pas de rédiger une 4e de couverture vendeuse ; restez factuel mais donnez envie d’en savoir plus ! En un coup d’œil , l’éditeur doit savoir si l’intrigue est bonne et votre plume séduisante.

Et tout cela, en 2 ou 3 pages maximum. Si vous essayez d’en faire trop, le comité de lecture s’endormira en le lisant.

Dernière chose demandée par certains éditeurs : le résumé du livre. Attention, il ne s’agit pas d’un synopsis mais d’un résumé détaillé. Construisez-le chapitre par chapitre, en restant factuel. Que ce passe-t-il, avec quels personnages, dans quel environnement. Ne faites pas trop long (2 ou 3 pages).

Nos conseils pour soumettre un manuscrit à une maison d’éditions

  • Observez attentivement les normes de présentation des manuscrits imposées par les éditeurs et respectez-les à la lettre, même si elles vous paraissent saugrenues.
  • Aérez votre manuscrit au maximum. Les pattes de mouche sont éliminées d’office.
  • Imprimez et relier votre manuscrit proprement.
  • Envoyez votre manuscrit par la poste en respectant le coût d’affranchissement. De nombreux manuscrits se perdent à cause d’un affranchissement insuffisant. Je sais, c’est cher, mais il faut faire avec.
  • Lorsque vous envoyez votre manuscrit par mail, le message d’accompagnement doit être concis, sinon vous découragerez d’avance l’éditeur.
  • Protégez votre manuscrit en commandant un copyright sur Internet (10 € à 20 € par manuscrit) ou en l’envoyant à votre adresse postale par recommandé avec accusé de réception (ça peut paraitre étrange mais ça suffit à prouver que vous êtes à l’origine de l’œuvre, la date d’envoi faisant foi).

Une fois le manuscrit envoyé, vous devrez attendre et attendre mais aussi suivre vos demandes de soumission. Cela fera l’objet d’un autre article.

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