Édition ou autoédition ? Royalties et droits

Édition ou autoédition ? Royalties et droits

Après avoir passé en revue la direction d’ouvrage, la création de couvertures, la distribution et la diffusion des romans, l’impression et la promotion, notre match entre l’édition et l’autoédition se termine avec des questions délicates mais ô combien importantes : les royalties sur les ventes et les droits sur votre livre. Selon vos objectifs et aspirations, vous trouverez forcément votre bonheur en passant par l’édition traditionnelle ou l’autoédition.

7e manche : les royalties liées aux ventes du roman

Les auteurs sous contrat avec de grosses maisons d’édition peuvent toucher entre 5 et 8 % de dividende sur les ventes de leurs livres brochés. Les plus petites maisons peuvent leur faire gagner jusqu’à 12 % de dividende. Ça s’équilibre avec les ventes des romans puisque vous avez plus de chances de vendre avec une grosse maison d’édition. Vos dividendes grimpent aux alentours de 20 à 30% pour les ventes de livres numériques.

Avec l’autoédition, c’est le jackpot puisque vous touchez 100 % de royalties, à condition de vendre sur votre propre site Internet. Car dès que vous commercialisez votre roman ou votre eBook sur Amazon ou dans la librairie du coin, il faut soustraire la marge « librairie », c’est-à-dire 30 %. Vous toucherez donc 70 % de royalties. Les maisons d’autoédition peuvent vous faire gagner jusqu’à 50 % sur les ventes de livres brochés et jusqu’à 100 % pour les ventes de livres numériques.

Verdict pour les dividendes sur les ventes du roman : autoédition.

Derrière les taux de dividendes impressionnants de l’autoédition, gardez bien à l’esprit que vous vendrez moins de romans en vous autoéditant qu’en étant publié par une maison d’édition. Mais quitte à vendre moins, autant gagner plus, non ?

8e manche : les droits du roman

Lorsque vous signez un contrat avec une maison d’édition, une durée d’engagement est stipulée durant laquelle vous laissez les droits de votre livre. Ainsi, l’éditeur agit à sa guise, dans son intérêt et le vôtre évidemment, pour vendre le livre où bon lui semble et négocier la vente des droits à d’éventuels réalisateurs hollywoodiens. Si un jour ce miracle se produit, la maison d’édition vous laissera 20 à 30 % des sommes négociées.

Avec l’autoédition, pas de contrat. C’est la même chose lorsque vous passez par une maison d’autoédition. Vous être libre de commercialiser votre roman où vous le souhaitez, quand vous voulez, d’arrêter ou de reprendre à votre guise, de négocier en direct avec Steven Spielberg et Luc Besson. La liberté absolue pour une maîtrise totale de votre oeuvre.

Verdict pour les droits du roman : autoédition.

Il n’y a pas match ; avec l’autoédition, vous n’avez aucun engagement à respecter, même lorsque vous passez par les services d’une maison d’autoédition. Vous faites ce que vous voulez de votre roman et vendez les droits à qui bon vous semble. C’est pour cela que l’autoédité est considéré comme seul responsable du contenu de son oeuvre. À méditer.

Finalement, faut-il choisir l’édition ou l’autoédition ?

Tout dépend de vos objectifs : vous voulez vendre des dizaines de milliers d’exemplaires de votre roman ? Optez pour une grosse maison d’édition. Vous souhaitez gagner un maximum de dividendes ? Optez pour l’auto-édition. Vous voulez bénéficier d’une direction d’ouvrage de proximité ? Optez pour un petit éditeur.

En étant tout à fait objectif, et même si l’autoédition représente l’avenir, pouvoir publier son roman auprès d’un éditeur traditionnel à compte d’éditeur est une chance qu’il faut saisir, pour la direction d’ouvrage, la diffusion et la promotion. Certes, vous toucherez moins de royalties et devrez lui céder vos droits un certain nombre d’années, mais le volume des ventes compensera rapidement le manque de dividendes. D’ailleurs, je ne suis pas certain qu’un réalisateur de films vous contacte de sitôt, même si votre roman est bon, et je suis sûr qu’il l’est. La question des droits, essentielles, peut donc être relativisée d’autant qu’elle est négociable.

En revanche, choisir entre l’autoédition et une petite maison d’édition mérite réflexion car le volume des ventes ne compensera sans doute pas les faibles dividendes des petits éditeurs, la promotion sera relativement similaire entre les deux, la création de la couverture des autoédités pourra être sous-traitée, tout comme la distribution et une partie de la direction d’ouvrage (chez un autoéditeur par exemple). La diffusion à grande échelle reste difficile pour les petits éditeurs et quasi inaccessible aux autoédités.

Finalement, avant de choisir entre l’édition et l’autoédition, posez-vous les bonnes questions. Viendra ensuite le temps de définir une stratégie d’action efficace pour publier votre roman.

Trouver un éditeur est évidemment un sujet à part entière, à découvrir en détail sur notre site.

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