Édition ou auto-édition ? Impression et promotion

Édition ou auto-édition ? Impression et promotion

Après avoir abordé la direction d’ouvrage, la création de couvertures, la distribution et la diffusion des romans, notre match entre l’édition et l’auto-édition se poursuit avec la comparaison des dispositifs d’impression et de promotion. Deux problématiques bien différentes, ou peut-être pas tant que ça, qui peuvent faire la différence en matière de ventes. Je sais, vous n’écrivez pas pour vendre, tous les auteurs anonymes tiennent ce discours, mais ça reste la cerise sur le gâteau !

4e manche : l’impression d’un roman

Si l’impression d’un roman coule de source, elle reste une opération complexe de la chaîne de publication. Combien de livres en rayon voient un bout de leur couverture coupée, leurs couleurs s’affadir, leurs textes baver, leurs images pixeliser. Vous n’avez jamais vu ça ? Effectivement, dans les romans des grosses maisons, c’est rare. Normal, ils travaillent avec des imprimeurs reconnus pour la qualité de leurs prestations. Chez les éditeurs plus modestes, la qualité d’impression est souvent au rendez-vous aussi. Ils sélectionnent leurs imprimeurs avec soin pour garantir aux livres de jolies finitions. Les problèmes peuvent survenir avec des éditeurs plus jeunes, qui essuient parfois les plâtre avec un imprimeur, avant de corriger le tir ou de changer de prestataire.

Et chez les auto-édités ? Bien souvent, ils impriment leur livre avec l’imprimeur du coin (ce qui n’est pas un gage de qualité) ou en passant par les services de maison d’auto-édition qui travaillent avec des prestataires de confiance, quand ils ne sont pas imprimeurs eux-mêmes. Résultat : les romans brochés des auto-édités sont souvent de bonnes factures. Reste à payer la note, qui peut être corsée.

Verdict pour l’impression des romans : égalité.

Les imprimeurs ne sont pas à la fête avec les enjeux écologiques actuels, ils sont donc toujours plus nombreux à proposer des prestations d’impression de livre. Les plus solides proposent même l’impression à la demande, ce qui est un réel atout. Grâce à cette offre pléthorique, chaque éditeur ou auteur peut trouver un imprimeur de qualité.

5e manche : la promotion d’un roman

Sur ce point, il existe deux classes d’éditeurs : les gros et les petits. Les gros proposent une communication hors du commun : campagnes publicitaires dans les gares, le métro et les arrêts de bus, invitations sur des plateaux télévisés, campagnes de promotion dans la presse, sur Internet, etc. Les petits éditeurs, eux, hormis leur présence sur des salons et l’impression de quelques marque-pages, ne peuvent pas promettre grand-chose pour promouvoir votre roman, faute de moyens.

De leur côté, les auto-édités pensent pouvoir maîtriser leur communication à 100%. Lorsqu’ils comprennent que c’est extrêmement chronophage et compliqué, techniquement parlant, ils abandonnent. Heureusement, les auto-éditeurs peuvent prendre le relais avec un panel de services de promotion à la hauteur des moyens de l’auteur : site web, réseaux sociaux, supports imprimés, relation presse, etc. Ils peuvent tout faire, hélas, la note gonfle rapidement.

Verdict pour la promotion des romans : avantage éditeur (les gros éditeurs).

Les gros éditeurs possèdent une puissance financière leur permettant de communiquer largement autour de votre roman. Les petits éditeurs ne possèdent pas les moyens des XO, Robert Lafont et autres Flammarion ; ils communiquent avec les moyens du bord. À choisir, les auto-éditeurs proposent un panel de supports de promotion plus large que les petits éditeurs, à condition d’en avoir les moyens.

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