Comment écrire un bon roman ? La fin.

Comment écrire un bon roman ? La fin.

Vous l’avez compris, avant de commencer l’écriture d’un roman, il faut lire beaucoup, établir un plan précis, définir les contours des personnages, choisir le point de vue narratif, le temps du récit et bien vous documenter. En respectant ces conditions, vous posez les bases d’un bon roman. Si un gratte-ciel se dresse vers le ciel sans s’écrouler c’est grâce à des fondations solides, non ? Maintenant que les fondations de votre livre sont posées, il est temps de le bâtir mots après mots, chapitres après chapitres. C’est le travail d’écriture. Étape la plus intéressante et la plus stimulante d’un projet littéraire, elle ne constitue nullement une finalité. Après l’écriture vient le temps des réécritures et des corrections, étapes difficiles mais indispensables pour qui veut écrire un bon roman. Explications.

1. Écrire le premier jet de vos rêves

Vous voilà prêt. Les bases de votre roman sont posées. Vous pouvez vous lancer à corps perdu dans l’écriture du 1er jet de votre roman. C’est clairement l’étape la plus jouissive d’un projet littéraire. C’est là où tout devient possible. Laissez votre instinct parler, vos doigts taper sur le clavier et votre cervelle fonctionner à plein régime. Vous avez tant à dire et un nombre infini de pages pour le faire ! Faites-vous plaisir mais n’oubliez pas de rester cohérent avec toutes les étapes précédentes (plan, personnages, temps, point de vue narratif, documentation, etc.). Donnez du rythme à votre intrigue, avec des moments quasi contemplatifs et d’autres faisant la part belle à l’action, aux rebondissements, aux trahisons, aux conflits. Donnez du piment à votre histoire sinon vous endormirez vos lecteurs en moins de cinq minutes ! Pas besoin d’un roman de guerre ou fantastique pour pimenter le récit, les histoires d’amour peuvent elles aussi être tourmentées lorsque Brandon trompe Branda avec Diana dans le lit Dany ! Laissez vos personnages prendre vie, s’émanciper. Ils vous dicteront parfois la marche à suivre, prendront leurs propres décisions et vous emmèneront sur des chemins que vous n’aviez pas envisagés. En d’autres termes, autorisez-vous à sortir du cadre établit si l’intrigue le nécessite ou si vos personnages vous y poussent. Inspirez-vous aussi de vos livres préférez, dans la manière de mener les scènes, de raconter les dialogues et de décrire les descriptions. Faites-vous plaisir sur ce premier jet. Il n’y a aucune limite à votre roman si ce n’est votre imagination, alors faites-vous plaisir, quitte à faire dans l’excès. C’est réellement important. Si vous ne le faites pas maintenant, vous ne le ferez jamais car les étapes suivantes sont moins fun.

2. L’avis de lecteurs sur le premier jet

Votre premier jet est dans la boite. C’est sûr, vous avez écrit un bestseller en puissance ! Vous y avez mis tellement de temps, d’énergie et de conviction qu’il ne peut en être autrement. Sans attendre, vous partez en quête d’un éditeur en imprimant des dizaines de manuscrits, en les reliant soigneusement et en payant l’envoi postal au prix fort. Résultat : vous faites un flop. Pourquoi ? Parce que écrire le premier jet d’un roman n’est pas une finalité mais une simple étape vous emmenant vers l’aboutissement de votre projet. Prenez du recul ; la plupart des auteurs se lamentent de ne pas trouver d’éditeur alors que leur roman est soi-disant excellent. Mais ceux-là l’ont-ils seulement fait lire à un proche pour avoir un avis extérieur ? Dans la majorité des cas, la réponse est NON. Si vous voulez écrire un bon roman, assurez-vous qu’il le soit en dénichant des bêta lecteurs, la plupart du temps dans votre entourage, qui prendront le temps de lire votre pour vous faire un retour détaillé. Ont-ils été happé par l’intrigue ? Ont-ils apprécié la chute ? Ont-ils aimé vos « héros » et détestés vos « méchants » ? Ont-ils été subjugués par votre plume ? N’ont-ils soulevé aucune erreur de syntaxe, d’orthographe, de grammaire et de conjugaison ? Si la réponse est OUI à toutes ces questions, votre roman est probablement bon. J’écris « probablement » car les bêta lecteurs ont tendance à être bienveillants avec les créations littéraires de leurs proches pour ne pas les froisser. Demandez-leur d’être honnêtes et d’éviter la langue de bois, c’est le meilleur service qu’ils puissent vous rendre.

3. Réécrire le roman

Obtenir l’avis de bêta lecteurs signifie savoir mettre son ego de côté. Quand on investit autant de temps et d’énergie dans un projet de roman et qu’on reçoit des critiques, positives ou non, constructives ou non, pertinentes ou non, il faut savoir se contenir et écouter, prendre note et digérer. C’est à ce moment précis que la différence entre un roman lambda et un bon roman se fait. Oui, oui, vous avez bien lu, c’est à cet instant charnière que tout se joue. Hormis quelques rares génies, dont vous faites peut-être partie, seuls les auteurs capables d’écouter les critiques, de les analyser et d’engager un travail de réécriture peuvent faire la différence avec la masse des auteurs paresseux. Je vous l’accorde, ce n’est pas chose aisée ! Il en faut du courage pour accepter la critique et la répercuter sur son roman, car « répercuter » signifie « réécrire » de A à Z. Oui, oui, tout réécrire, depuis le début. Si votre premier jet était une répétition de pièce de théâtre, la réécriture ferait office de répétition générale ; une étape de plus, indispensable, vers la concrétisation de votre projet. J’imagine vos complaintes : « Quoi ? Tout réécrire alors que j’ai galéré à aller au bout de mon premier jet ? ». Si vous souhaitez écrire un bon roman potentiellement publiable à compte d’éditeur, la réponse est OUI. Pour réécrire votre roman, c’est simple : ouvrez deux documents Word, un vierge et un autre contenant votre premier jet. Le document vierge sera le support de la version réécrite de votre roman, le premier jet s’apparentant à un fil conducteur ultra détaillé. Maintenant, à vous de jouer ; réécrivez votre roman, patiemment, rigoureusement, en puisant dans les remarques et les critiques de vos bêta lecteurs. Conservez certains passages, supprimez-en d’autres, transformez-en aussi de fond en comble. N’ayez pas peur de faire évoluer vos personnages, de revoir le temps du récit ou de reprendre intégralement certaines étapes énumérées dans l’article précédent. Réécrire son roman demande du courage et beaucoup de temps (bien plus que pour l’écriture du premier jet) mais gardez à l’esprit que la différence se fera ici ! Des professionnels peuvent vous aider, cliquez ici pour vous renseigner.

4. Faire corriger le roman

Les plus courageux d’entre vous, une fois le travail de réécriture terminé, feront lire la nouvelle version de leur roman à leurs bêta lecteurs. Ceux-là font preuve de sagesse et multiplient leurs chances d’obtenir un bon roman, mais tous les auteurs n’ont ni le temps, ni la motivation de reprendre ce processus qui implique souvent une deuxième réécriture. Quelle que soit votre stratégie, la réécriture doit nécessairement être suivie d’un travail de correction. Je vous imagine bondir dans votre fauteuil en lisant ces lignes, mais c’est une nécessité. Réécrire son livre ne signifie pas le corriger. Ces deux étapes doivent être dissociées. Lorsqu’on réécrit son livre, on s’intéresse surtout à l’intrigue et à la syntaxe, beaucoup moins à l’orthographe, à la grammaire et à la conjugaison. Or, si votre roman comporte trop de fautes, il sera éliminé d’office par les comités de lecture. Corriger son roman signifie, une fois encore, le reprendre intégralement en se concentrant uniquement sur cette tâche. Certains d’entre vous pensent maîtriser la langue française sur le bout des doigts mais ne sous-estimez ni la quantité de travail à fournir, ni sa complexité. J’ai eu l’occasion de collaborer avec plusieurs correcteurs professionnels et je peux vous assurer que, malgré leurs diplômes et leur bonne volonté, peu d’entre eux rendent des copies impeccables. Pour preuve, un prix Goncourt bien connu comporte plusieurs coquilles. Les bestsellers en comportent souvent plusieurs et les romans « anonymes » en sont généralement bourrés. La lecture devient moins agréable pour les lecteurs les plus pointilleux qui ont tendance à bloquer sur les fautes. Le plaisir de lire devient moindre. Pour écrire un bon roman, vous devez minimiser le nombre de fautes qu’il contient. Vous ne parviendrez jamais à toutes les dénicher mais vous devez faire le maximum. Faites-vous accompagner d’un correcteur professionnel pour plus de sécurité. Il serait dommage de trébucher sur cette dernière marche vous menant vers le succès, ou plus raisonnablement, et c’est déjà superbe, vers la concrétisation de votre « bon » roman.

Comment publier votre roman ?

Maintenant que vous avez écrit, réécrit et corrigé votre roman, le voici prêt à être proposé aux maisons d’édition. Mais avant, soignez bien la mise en page du manuscrit, sans quoi vous risquez d’être éliminé d’office par les comités de lecture. Si vous ne savez pas comment faire, faites-vous aider par un professionnel de la mise en page. Pensez également à cibler méticuleusement les maisons d’édition auxquelles vous allez le proposer, pour multiplier vos chances d’en trouver un. Si vous avez des difficultés à trouver un éditeur, malgré la qualité de votre roman, ne baissez pas les bras et optez pour l’autoédition. Deux choix s’offrent à vous : tout faire vous-même ou vous faire accompagner d’un professionnel pour profiter de son expertise de l’édition et de son réseau de distribution. L’autoédition n’est pas une publication au rabais. De nombreux auteurs passent de l’édition traditionnelle à l’autoédition pour avoir entièrement la main sur leur roman et augmenter considérablement leurs dividendes. A vous de mesurer le pour et le contre. Le métier de youStory est justement de vous accompagner dans l’autoédition de vos romans. Pour cela, nous travaillons avec des graphistes et des correcteurs de talents. Hachette assure avec brio la distribution de nos livres et Lightning Source, leader mondial de l’impression à la demande, vous garantis des ouvrages de qualité. N’hésitez pas à me contacter pour en savoir plus !

Comment écrire un bon roman : Part. 1

Comment écrire un bon roman : Part. 2

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